« Là où le diable n’a pas pu boiser »
Accueillis à la maison du Parc pour la projection d’un film consacré à l’évolution du Mont Aigoual, dans le Gard, depuis cent cinquante années, plus de 100 adhérents à l’association des propriétaires forestiers du Haut-Livradois se sont retrouvés avec un plaisir non dissimulé.
Au départ où le Mont était décharné par l’érosion incessante provoquée par les pluies torrentielles et les inondations provoquant l’ensablement des cours d’eau jusqu’à la Garonne. Les causes (surpopulation en cette période, usage domestique du bois, baisse de la production de châtaignes, « concurrence » de l’élevage d’ovins et l’engazonnement, production de charbon de bois pour l’industrie…) furent développées dans le détail avec commentaires et images. Mais l’action entreprise par Georges Fabre, ingénieur des forêts et plus tard avec Charles Flahault, botaniste permis à force d’obstination, de convictions, de persévérance et de consensualité de reboiser de manière pérenne l’ensemble de ce massif montagneux et la construction de l’observatoire du Mont Aigoual en 1894. Ainsi pendant plus de 30 ans, du choix des graines aux pépinières, avec des dizaines de variétés d’arbres dont le pin crochu, l’aménagement et la plantation ont freiné l’exode rural du territoire durant cette période. Avec un exemple de régénération naturelle, de protection des sols où la forêt montre sa multifonctionnalité avec l’exploitation des bois, le tourisme, l’économie, la biodiversité et la coexistence de l’élevage et des boisements…
Un film apprécié qui a été suivi par la galette des rois dans la salle des fêtes de St Gervais sous Meymont.